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admirablement mixées !!!




mardi 8 décembre 2009

Albert Marcoeur, mon coups de coeur du moment !!!



Hello, Radio-wave surfers/euses...


Tout d'abord, comme çà fait longtemps qu'on s'est pas vus, quelques politesses :

Comment çà va ?





Puis, un titre complètement décalé !!!



çà va continué à m'faire marrer pendant au moins deux siècles çà :


Et comme çà si suffisait pas, le gaillard raconte sa rencontre avec le petit Nicolas, notre Saint Nicolas national, j'ai nommé le président de la présip... de la France !!!




LETTRE N° 28Rêve dans la nuit du 03-04-2008 au 04-04-2008



Arrivée du TGV à Dijon, 19H23. Je descends l'escalier du quai pour déboucher sur un couloir blanc trouble aux murs arrondis, sans affiches publicitaires au large. Je me dirige vers la salle des pas-perdus. Exactement la même configuration que lorsque j'avais dix ans et que j'allais voir ma grand'mère. (Je changeais à Culmont-Chalindrey, j'attendais une heure et demie. Puis je prenais une micheline rouge et jaune et je descendais à Port-d'Atelier).


Je sors de la gare et deux énormes colosses surgissent, me soulèvent de terre, un de chaque côté et me traînent jusqu'à une voiture, le moteur au ralenti, la portière arrière côté gare ouverte en grand. Le colosse de droite m'abandonne, contourne la voiture pendant que celui de gauche me pousse à l'intérieur. L'autre me récupère de l'autre côté. Ils s'assoient quasiment ensemble l'un à ma droite, l'autre à ma gauche évidemment. Les portes claquent.


Devant, le mec au volant (personne à côté de lui) se retourne :
« - Bonsoir Monsieur Marcoeur ! »
Le Président de la République en personne ! Nicolas Sarkozy, en chair et en os ! Qui démarre et enchaîne :
« N'ayez aucune crainte, Monsieur Marcoeur, j'aimerais juste vous montrer quelque chose ! »


Et la voiture s'engage dans les rues de Dijon. Pas de motards devant, pas de photographes derrière, une opération à l'insu du protocole ? Et c'était bien lui qui conduisait, y'en a pas deux comme lui. Mais où nous emmène-t-il donc ? L'avenue Foch en sens inverse, la rue de la Liberté dans le bon sens. Je me souviens m'être enfoncé dans le creux de la banquette, ne souhaitant nullement et sous aucun prétexte que l'on m'aperçoive en compagnie de cet individu.


On sort de Dijon, la banlieue, des terrains vagues, des baraques isolées, en planches, en tôles ondulées. Un sentier sur un flanc de coteau et une petite ferme, mais pas "rénovée / pierres apparentes", non ! Plutôt une fermette modeste en carré avec un toit pyramidal en tuiles rouge détrempé. La voiture en fait le tour et s'immobilise devant une porte en fer. Monsieur Sarkozy, descendu le premier, pousse la porte en fer qui grince et se retourne vers nous trois en train de descendre, mais évidemment, ça me concernait plus :
« Voici l'endroit où j'habite Monsieur Marcoeur, où j'habite avec mes deux enfants ! »


La porte en ferraille donnait sur une terrasse couverte de plantes, de branches enroulées autour des tiges métalliques de la verrière. Tout autour, un muret de pierre garni de géraniums et de bégonias. La terrasse ouvrant à l'air libre et le soir qui tombe. Une guirlande d'ampoules jaunes, vertes et bleues qui s'allument. Dans un angle, une table ronde en fer forgé. Sur la table, quelques verres décorés d'illustrations de fables de La Fontaine. Et un dessous de plat en métal replié sur lui-même. Autour de la table, les chaises qui vont avec. Et une porte donnant accès à la maison. Le Président de la République s'y engouffre et dit : « Je pose ça, j'arrive dans un instant. »


Les deux colosses me font définitivement confiance. Je ne manifeste aucun signe extérieur de nervosité, de dépit ou de honte. Je sens même que le côté enjôleur du personnage commence à faire mouche. Serait-il vraiment tout le contraire de l'image qu'il s'évertue à imposer ? Histoire de fausser les pistes afin de devenir populaire après avoir été conspué, ce qui est stratégiquement plus efficace que l'inverse ! Je reste debout alors que mes deux camarades s'assoient. Nicolas Sarkozy apparaît tout à coup, un plateau dans chaque main. Sur le premier, une bouteille de pastis DUVAL®, une carafe d'eau, un bol de glaçons, sur le deuxième, une assiette de TUC®, une tasse de cacahuètes et une jatte d'olives. Il installe le tout sur la table et récupère ses deux plateaux vides qu'il fait glisser lentement le long de ses cuisses. Il les accompagne jusqu'au sol et les immobilise en les maintenant appuyés le long de ses jambes. Comme deux grosses roues métalliques entre lesquelles il s'accroupit



et, ayant posé un coude sur la tranche d'une comme s'il était définitivement installé dans le véhicule, il lève la tête dans ma direction et me dit, un sourcil froncé, l'autre implorant :
« Vous voyez Monsieur Marcoeur, faut pas croire toutes les sornettes qu'on raconte à droite et à gauche. La vraie vérité, elle est ici, sous vos yeux et j'espère que vous saurez en rendre compte et convaincre les gens qui doutent encore de mon dévouement et ma loyauté ! À bientôt Monsieur Marcoeur. »


Et le char improvisé démarre sur les chapeaux de roues. Les plateaux crissent sur le carrelage et le bolide disparaît dans le mur derrière un troupeau de petits nuages de poussière. Je me retourne : mes deux compagnons/colosses/molosses ont disparu. A leur place, deux bambins, un de quatre, cinq ans, l'autre un peu plus vieux. Ce sont les gamins du Président de la République, sans aucun doute, chichement habillés, l'un trempant ses doigts dans un pot de confiture renversé, l'autre soufflant avec une paille dans une bouillie de ROGERON humide et de NUTELLA.

Albert Marcoeur




Bonne lecture & à bientôt sur les ondes,
keep a light in the window !!!

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