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Blog dédié à mon ancienne émission de Radio et à des créations sonore récentes :

les miennes et celles de mon acolyte Jérôme Bailly ; ainsi qu'à notre projet commun, les horlogers du bruit.


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mercredi 7 avril 2010

Y -a bon !!!

Soigner son image de marque ; Y-A-BON !!!




L’image de marque, c’est une bien belle expression ?


Mais çà vient d’où ; çà ?


Je vous propose de faire un bond dans le passé.


Au pluriel 19ème siècle ; l'industrie et l'alimentation ne s'étaient pas encore rencontrées.

A cette époque,

le consommateur avait besoin de nouer une relation de confiance avec son fournisseur,

de voir sous ses yeux la marchandise, de la sentir, de la palper ;

Comme au Marché, en fait !!!



Puis, au début du 20ème siècle, çà a été l'essor des aliments industriels aux États Unis.

Des personnages ont ainsi été créés par les marques, pour attirer chers consommateurs, votre confiance et votre sympathie !

Les premiers personnages inventés sont des noirs américains.

Parmi eux, le nègre bananya : y-a-bon !!!, l'oncle Ben : vous savez, le riz Uncle Bens, la tante Jemima et ses pancakes !



A l'époque, une entreprise de production de farine a employé une ancienne esclave, Nancy Green,

qui correspondait au stéréotype de la Big Mama...


Un personnage de vaudeville,

le cliché de la vieille afro-américaine enrobée, joviale, et... SERVILE !!!


Nancy Green partait en tournée, comme une star de l'entertainment, et cuisinait LIVE pour la marque dans différentes expositions et salons.


Depuis, dans l'argot américain, le sobriquet « Aunt Jemima », tante Jemima,

a pris une connotation très négative !


Il renvoie à la nostalgie des Etats du Sud de l'Amérique ;

où les blancs oisifs déléguaient avec bonheur les taches ménagères

aux esclaves

noirs...


La tante Jemima, une femme réifiée, une femme devenue chose,

transformée en argument de vente...


Une femme pâte à crêpe, toute entière dévouée au service du produit qu'elle tente de vendre.

Une femme pâte à crêpe dont, il faut le souligner, la valeur humaine est secondaire !!!


Puisque les esclaves étaient considérés comme du bétail ;

Vous savez, ces mêmes bêtes de foire que l'on exhibait dans des cages,

comme des animaux,

lors des premières expositions universelles !!!



La marchandise est la vedette, et Tante Jemima, elle,

n'est qu'un argument de vente sympathique, considéré avec condescendance...


Vous vous rappelez ?!!! le nègre bananya qui faisait risette sur les paquets de cacao !!!

Le bon nègre qui sourit de toutes ses dents pourries, LOL,

aussi appelé Jim Crow...


Dans les spectacles de vaudeville, il devenait un objet d'amusement et de dérision pour les blancs racistes !!!



L'intérêt du nègre bananya est de nous dévoiler une image de l'exploitation économique de l'Homme, reconnue par l’ensemble de la Société, et acceptée par elle comme normale !!!


Le racisme,

n'est finalement qu'une excuse à cette exploitation ;

Et Malcolm X lui-même invitait à la solidarité des noirs avec les autres classes populaires en lutte.



HouLaLa !!! Je vous parle d'exploités ; d'exploitation économique ; et de lutte des classes ;

C'est dangereux, çà !!!


Les hommes politiques ; eux ; n'emploient pas ce genre de gros mots !!!

Ils parlent, plus modestement, de travailleurs pauvres, d'exclus, de populations précarisées...


C'est beaucoup plus rassurant,

parce que dans un cas :

Il ne peut pas y avoir de précarisateur, ou d'exclueur ;

à la limite, sont exclus ceux qui ne respectent pas les règles du jeu !!!


Mais ;

Dans l'autre cas,

Il y a un exploiteur !!!




Osons nous poser les bonnes questions :

« Faut-il mettre l'Homme au Service de la marchandise ;

ou le Marché au service de l'Homme »


Je pourrai même pousser le bouchon un peu plus loin !!!

« Faut-il moraliser le capitalisme,

ou fermer la Bourse ? »


A vous de voir si vous voulez endosser le manteau du Nègre Banania ;

du Jim Crow de service qui sourit de toutes ses dents pourries ;

pas méchant,

Docile,

Y-A-BON !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

jeudi 4 février 2010

Is that Jazz ?


Un nouveau coups de gueule sur le jazz :




Le jazz, c'est l'urgence de s'exprimer :
  • un cri qui doit sortir
  • un trop plein qui doit déborder
  • quiconque n'est pas consumé par ce feu brulant qui animait :
  • Mile, Trane, Eric Dolphy, ou encore Charlie Mingus ne peut prétendre faire du jazz
  • On est faiseur ou créateur, fondamentalement







Eric Dolphy, c'était :


  • l'homme qui dialoguait avec les oiseaux

  • Un black qui poussait des coups de gueule contre tous ceux qui voulaient réduire les musiciens noirs et par delà, les artistes,

  • à des Jim Crow, à des nègres bananya qui se contentent d'amuser la galerie en faisant les pitres !!!
  • Un homme indépendant qui qui s'accordait la liberté d'exprimer ce qu'il ressentait, au risque de choquer, de déranger.

  • Dans déranger, il y a dé-ranger, déconstruire,
  • casser la sécurité des conformistes et des ignorants
  • qui évoluent dans un monde figé sans jamais se remettre en question


  • Un homme qui ne savait évoluer que sur la corde raide, au bord de la rupture !!!
  • A l'instar d'un Pablo Picasso, il ose affirmer, non sans provocation, "Je ne crois pas nécessaire de chercher pour trouver"




Laissons maintenant la parole à Eric, qui AFFIRME !!!


Lorsque vous me dites que vous n'aimez pas tout ce que je fais,

vous ne me choquez pas et je trouve cela au contraire parfaitement normal.


Non pas que je croie dur comme fer à la musique que j'essaie de faire,

mais parce que c'est cette musique-là que je veux faire.





Oui parfois en jouant, j'imite le chant des oiseaux...

Je ne sais pas si c'est valable ou non en jazz mais je trouve cela très agréable.

D'une façon ou d'une autre cela fait partie de mon jeu et de mon développement.

Chez moi en Californie,

j'avais l'habitude de jouer, et

les oiseaux avaient l'habitude de siffler avec moi.

J'arrêtai souvent mon travail pour aller jouer avec eux.





Vous me dites que mes hennissements sont anti-musicaux, et

que mes envolées dans les couinages heurtent l'oreille. D'accord.




Mais même si tous les gens fuyaient dès que j'embouche l'un de mes trois instruments,

si aucune firme ne consentait à m'enregistrer, et

si je devais crever de faim pour jouer ce que je ressens,

eh bien je continuerais à jouer,

contre vents et marées.


Parce que justement je le ressens.





Je trouve agréable tout ce que j'essaie de faire et cette sensation m'aide à jouer.


C'est comme si vous n'aviez aucune idée de ce que vous allez faire ensuite.


Pourtant d'idée est là,

mais c'est toujours quelque chose de spontané, d'imprévu qui survient.


C'est cela, cette surprise agréable qui compte pour moi.

Je ne crois pas nécessaire de chercher pour trouver"





Dj aurblor plussoie et dit AMEN à Eric Dolphy !!!